Renato Velasco, Lia Prestes et invités au ForroBodó

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Sur scène nous avons le plaisir d’accueillir Lia Prestes, Ricardo Velasco et ses invités.
Renato Velasco vient de Rio de Janeiro, où il a étudié la guitare classique au Conservatoire Villa-Lobos puis en France, au Conservatoire de Saint Maur. La musique de Renato est issue d’un métissage culturel qu’enrichit l’art et énivre les sens.

Un live avec Renato Velasco et Lia Prestes
Initiation Cie Ptit Bal Perdu
DJ Léo do Rio

FORRÓBODO • 30/01
21h00 – 02h00

STUDIO DES RIGOLES
46 rue des Rigoles 75020
Métro Jourdain
Infos forroparis.com

PAF :
8€ adhérent du PBP (avec boisson)
10€ non adhérent (avec boisson)
5€ étudiant (sans boisson)

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Rastapé à Paris, vu par Catherine Lasserre

Quand Rastapé enflamme la Bellevilloise pour sa première tournée européenne.

Le dimanche 25 janvier dernier, la Bellevilloise s’est mise à l’heure brésilienne en accueillant Rastapé, l’un des groupes de forro les plus populaires du Brésil. Un concert inédit en France pour cette formation qui perpétue avec bonheur la tradition de ce style musical et de cette danse originaires du Nordeste. Retour sur une soirée désormais mémorable.

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Avec plus d’un million d’albums vendus à son actif, Rastapé peut se targuer d’être l’un des groupes de forro les plus influents et appréciés du Brésil. C’est en 1999 que cette formation originaire de l’Etat de Paraiba voit le jour : Seu Jorge, le discret patriarche et surtout accordéoniste fonde avec son fils Jorge – le chanteur -, Rastapé, nom qui fait référence à l’un des rythmes rapides qui caractérise le forro. « Mon père a toujours joué du forro, ils nous a poussé à faire de la musique, ils nous a transmis cette passion », nous confie le chanteur et leader du groupe qui a toute sa vie baigné dans cet univers. Suivre ce chemin était donc une évidence. Le forro fait partie de son ADN et de son histoire familial, « c’est ma vie, mon loisir, mon travail, cela représente tout pour moi », poursuit-il.

Il s’agit surtout d’une musique qu’ils ont à cœur de partager : de leur début confidentiel à se produire dans les maisons d’étudiants, Rastapé a su, au fil des années et grâce au bouche-à-oreille, conquérir un large public au Brésil et hors des frontières brésiliennes, notamment aux États-Unis où il s’y est produit à maintes reprises. Mais c’est à Paris, ville devenue en moins de cinq ans l’épicentre de la scène forro européenne grâce à Ai que Bom et à l’énergie déployée par Marion et Thiago Lima, que leur venue se faisait le plus attendre. La patience a eu du bon au regard de la magnifique prestation qu’a livrée Rastapé dimanche soir à la Bellevilloise.

Rastapé, ou le forro pour tous

20h, le cours d’initiation au forro terminée, les couples continuent de virevolter sur un son entraînant, les demoiselles enfilent leurs chaussures « spécial forro », quand les autres, debout ou assis, trépignent d’impatience. Les portes pour accéder à la salle de concert s’ouvrent et là, des clameurs de soulagement teintées de satisfaction se font entendre. Deux trois couples se ruent sur la piste de danse encore vide avant d’être rapidement rejoints par d’autres. Les uns (les garçons !) guettent la gente féminine quand les autres, expérimentés ou novices, n’hésitent pas à esquisser quelques pas en solo. La piste se remplit en un clin d’œil d’une foule hétéroclite dansante composée de Français, d’expatriés brésiliens, d’Allemands, de Belges, d’Anglais, etc. Une surprise pour les membres de Rastapé qui s’étonnent, tout en étant ravis, que des étrangers s’intéressent avec tant de ferveur à leur culture.

21h15, les premiers musiciens arrivent sur scène et donnent le ton de la soirée dès les premières notes, mais c’est l’apparition du chanteur quelques instants plus tard qui fait monter la chaleur d’un cran. Dès les premières chansons, les fans de la première heure reprennent les paroles en chœur et à à tue-tête, notamment lors du morceau le plus attendu, Colo de Menina, moment de communion entre le public et le groupe qui a constitué l’un des points culminants de la soirée. Cette chanson phare, le groupe l’avait d’ailleurs chantée deux jours auparavant au pied de la Tour Eiffel sous zéro degré ! Rastapé nous a offert 2H30 de show où les morceaux ne sont enchaînés sans temps mort, du xote langoureux au rastapé sur fond de axé chorégraphié en passant par le quadrille. Une prestation rythmée et bien orchestrée grâce à la complémentarité et à l’énergie communicative de ces huit musiciens qui, en plus de leur répertoire, n’ont pas hésité à reprendre quelques chansons des figures emblématiques du forro comme Luis Gonzaga ou Alçeu Valença avec la Belle du jour. Rastapé, qui se produit maintenant depuis près de 15 ans avec toujours le même plaisir et la même envie de partager, nous a livré un concert inoubliable qui a réveillé l’âme du forrozeiro qui sommeillait en chacun de nous. « Ils ont été généreux », conclura Thiago, ému et heureux du succès de la soirée. Rastapé à Paris, une première qui ne sera sans doute pas la dernière.

Par Catherine Lasserre

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